Dernier single de Pierre Béloni : "Le destin des parents"


 Dernier single de Pierre Béloni : "Le destin des parents"

Communiqué de presse /
Vous pouvez écouter le single sur toutes les plateformes de streaming et choisir la votre en cliquant : https://song.link/le_destin_des_parents
Avec sa nouvelle composition et sa réalisation vidéo, Pierre Béloni s’empare d’un sujet bien réel pour en faire une parabole de notre époque : La fracture sociale générationnelle. Celle qui sépare aujourd’hui les générations.
Le texte s’appuie sur un décor que chacun connaît, ces lieux où l’on « range » les anciens, où la vie se déroule sous protocoles et horaires, mais il dépasse le cadre concret pour révéler une fracture plus large : celle qui sépare aujourd’hui les générations.
La réalité des « chambres numérotées », des « gestes mécaniques », des « couloirs silencieux » devient alors le symbole d’une société qui accélère, qui compartimente, qui isole. Une société où les plus âgés glissent vers l’invisibilité parce que le lien entre générations s’est fragilisé au point de se rompre.
Ce blues ne cherche ni l’émotion facile ni la dénonciation frontale. Il pose un constat : nous vivons dans un monde où chacun avance dans sa propre temporalité, son propre couloir, sa propre urgence. Et dans cet écart grandissant, les anciens deviennent les premiers témoins et les premières victimes d’une société qui ne sait plus comment regarder derrière elle.
Un texte tranchant, qui interroge notre manière collective de vivre ensemble.

Parce qu’une fracture générationnelle n’est jamais un détail : c’est le signe d’une société qui se décompose. Ce blues met en scène une rupture collective, un glissement silencieux où chacun vit dans son couloir. « Je ne formule aucun jugement, je montre la réalité d'une société en mutation qui discrédite les anciens, et je laisse chacun mesurer ce qu’elle lui renvoie. » ajoute Pierre Béloni.

Voici les paroles :

Les parents qu'on dépose 
Juste pour une pause 
Comm' des vieux  qu'on vient rangés  
Dans une' chambre numérotée 
Les privant de leur maison  
Les portant à l'abandon 
Ils n' reviendront plus jamais 
Comm' des souvenirs avariés 
Mains tremblantes, silence pesant, regards prudents 
Délaissés comme des ombres 
Une vie aux heures bien sombres 
Leurs derniers jours sont rangés 
Dans des tiroirs trop fermés 
Les gestes sont protocoles 
Bien loin des auréoles 
Les blouses qui s'affairent 
Des gants qui les effleurent 
Visite brève, regard fuyant, geste absent 
Les photos de famille 
Ont perdu leur sourire 
En guise d’héritage 
La poussière d'un naufrage 
Leurs espoirs se sont vidés 
Comme des soldats fatigués 
Une vie pliée trop vite 
Étrange, presque clinique 
Désenfectant, médicament, fauteuils roulants 
Ils s’effacent lentement 
Ils deviennent transparents 
Déjà d’autres avancent 
Dans ce décor déclinant 
Couloir vide, porte close, et lit vacant  
C'est le destin des parents  

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