Sortie du vidéo clip "Le pouvoir d'achat s'enfuit" dernière compo de Pierre Béloni

 


 « Le pouvoir d’achat s’enfuit », c’est la dernière composition de Pierre Béloni, auteur compositeur interprète, membre de la SACEM. Un mélange de lucidité sociale, de poésie tendue, et cette façon de faire glisser l’absurde dans le réel sans jamais tomber dans la caricature.

Des paroles où le quotidien se fissure, où les objets eux-mêmes semblent se rebeller, où l’économie devient presque un personnage grotesque qui s’échappe en courant. Un texte poétique-absurde qui dit vrai sans le dire littéralement.

Un sujet lourd, presque écrasant, la misère sociale qui s’étend, mais Pierre Béloni refuse la frontalité. Il choisis un détour : le pouvoir d’achat qui s’enfuit, comme une métaphore douce-amère, presque burlesque. Et derrière, il fait exploser tout ça avec un clip volontairement à contre‑courant: un boys band, une chorégraphie qui donne envie de sourire, de chanter, de danser… la misère, littéralement.

"Pour ma dernière composition, « Le pouvoir d’achat s’enfuit », j’ai choisi la métaphore plutôt que l'affrontement social. Derrière l’image légère  que donne le clip vidéo de la composition, c'est, en fait, la misère sociale qui s’installe, silencieuse, tenace, presque banale. Mais au lieu d’en faire un cri sombre, j’ai pris le contrepied total pour le clip"

Un boys band, une chorégraphie millimétrée, des sourires… et cette énergie pop qui donne envie de chanter et de danser la misère. Un contraste volontaire, presque absurde, voulu par Pierre Béloni, qui dit peut‑être plus vrai que n’importe quel discours.




PAROLES/

On chiffre les centimes
S'en devient la routine
Le pain devient un luxe
Sur le manège de Pollux
Et les vieux comptent leurs jours 
Au rythme des retraites,
Les jeunes comptent leur tour
Au rythme de leurs dettes
 
Le pouvoir d'achat s'enfuit
Comm' un voleur dans la nuit
Nous avons viré de bord
Comm' un navire sans port

Et l'on vend nos illusions
Au tarif des promotions
Pour couvrir la misère
On chante nos chimères
Et les gens prient les banques
Comm'on prie un saint patron
Ce pays qui déchant'à
Bout de souffle, à l'unisson

Le pouvoir d’achat s’enfuit,  
Comm' un voleur dans la nuit,  
On compte les sous perdus,  
Et les rêves suspendus. 

Au palais des oubliés
Les corps s'usent au rabais
Quand l'argent vient à manquer
C’est au prix de la santé
Les enfants rêvent d'horizons
Enfermés, sans illusion
Leur avenir est plombé
Mais il faut se relever

Le pouvoir d’achat s’enfuit,  
Comm' un voleur dans la nuit,  
Nos pas frappent le pavé,  
Et nos voix restent levées.

Le pouvoir d’achat s’enfuit,  
Comm' un voleur dans la nuit,  
On compte les sous perdus,  
Et les rêves suspendus

Le pouvoir d’achat s’enfuit,  
Comm' un voleur dans la nuit,  
Nos pas frappent le pavé,  
Et nos voix restent levées.     




  





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